Pirates
(1986)
Attention, nostalgie en vue !
On ne présente plus Roman Polanski, réalisateur de films devenus des classiques (et d'oeuvres plus mineures, voire très oubliables, reconnaissons-le), et homme à polémiques (mais ce blog n'est en aucun cas le lieu). Si tous les cinéphiles connaissent les piliers de sa filmographie ("Rosemary's baby", "Le bal des vampires" ou, plus récemment "Le pianiste" et "The ghost writer"), peu nombreux sont ceux qui se rappellent de "Pirates", hommage aux films de pirates qu'il réalisa au coeur des années 80, avec un budget pharaonique pour l'époque. Pensez donc : pour les besoins du film, il fallut construire le bateau au centre de l'histoire, navire qui fut cédé peu après à la ville de Cannes, pour le quarantième anniversaire du Festival du film.
C'est dire les moyens mis à la disposition de Polanski pour réaliser ce film, bien avant la ressurection du genre avec la série des "Pirates des Caraïbes". A l'époque, les effets spéciaux n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui, d'où (par exemple) la construction "en dur" du fameux vaisseau. Malheureusement, le succès du film ne fut pas à la hauteur de son budget. Roman Polanski dut passer par la case "théâtre" retourner à des films moins ambitieux, après cette incursion dans le "grand spectacle".
Alors "Pirates" est-il un véritable ratage ? Ou un simple rendez-vous manqué avec le public ?
Il faut bien reconnaître que ce film aurait mérité mieux, si vous voulez mon avis. Mené par une distribution fort honorable (le vétéran Walter Matthau en tête, mais aussi Cris Campion, jeune espoir de l'époque qui n'eut pas la carrière qu'on eut pu espérer pour lui), dans des décors hauts en couleur et mis en scène avec une réalisation sans faille, "Pirates" n'a finalement que peu de défauts, malgré un tournage cauchemardesque qui poussa Polanski à le renier.
Carrément.
S'il est quelque chose à reprocher à "Pirates", c'est sans doute son scénario, un peu maigrelet, et qui hésite entre parodie
et film d'aventures, comédie et romance. Du coup, le spectateur a du mal à s'attacher à l'histoire. Cela dit,
ce genre de reproche pourrait s'appliquer à de nombreux films de ce genre, y compris ceux qui font désormais figure de classique. La
vraie cause du peu de succès que rencontra ce renouveau d'un genre avant l'heure est sans doute le thème même qu'il aborde et met à l'honneur. L'heure n'était pas encore venue de donner une
seconde chance aux pirates de cinéma(1). Il faudra attendre les aventures de Jack Sparrow ("Pirates des Caraïbes") pour qu'ils connaissent une deuxième jeunesse.
A l'occasion d'une diffusion télévisée, ou plus probablement si le DVD vous passe à portée de mains, laissez-vous tenter par "Pirates" : il le mérite amplement.
(1) : d'ailleurs, quelques années plus tard, Renny Harlin se brisa les dents sur le même exercice avec "L'île aux pirates", qui fut également un énorme bide.
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Samuel
Benchetrit profite à maintes occasion de ce film pour poser un regard attendri sur le septième art, comme il l'avait déjà fait lors de son précédent opus ("J'ai toujours rêvé d'être un
gangster"). Il faut cependant avouer que, dans "Chez Gino", l'impression principale est celle d'un joyeux bazar, partant souvent en dérapage, pas toujours contrôlé. Qu'il s'agisse de la
réalisation, du scénario ou de l'interprétation, on a parfois le sentiment d'avoir affaire à de l'improvisation.
l'édifice tenant par je ne sais quel miracle. Pour les spectateurs habitués à des structures plus solides,
c'est évidemment difficile à appréhender. Et pour les cinéphiles exigeants, l'amateurisme dont on pourrait taxer "Chez Gino" (à tort, évidemment) peut également s'avérer gênant.
Réalisé
par
Dans "Another Earth", le destin de plusieurs personnages bascule lorsqu'apparaît une deuxième terre. Rhoda, jeune
astrophysicienne terminant ses études, percute (en état d'ébriété) la voiture de John Burroughs, compositeur au sommet de sa carrière, tuant sa femme et son fils. Quatre ans plus tard, alors
qu'elle sort de prison, Rhoda, brisée et en quête de rachat, s'inscrit pour partir à destination de la deuxième terre, tout en cherchant à retrouver celui dont elle a détruit
l'existence.
présence tout au long de l'histoire, bâtie autour de son personnage à
fleur de peau. il y a fort à parier que l'on n'a pas fini d'entendre parler de cette jeune actrice prometteuse. Face à elle, 
Avec un petit budget, mais un casting plus qu'honorable (
tonnes et partent parfois en vrille (Ellen Page, notamment, qui étonnera
ceux qui l'ont vu précédemment dans « Inception » ou « Juno »). Pour parachever le tout, la version française calamiteuse est la cerise de trop sur l'indigeste gateau.






